Home page Help page Preferences page
Search for specific termsBrowse by ThemesBrowse by Geographical RegionBrowse by MOST DocumentsBrowse by How ToBrowse alphabetical list of titles

Lettre de MOST No. 8
Open this page in a new windowDon't highlight search terms

Lettre de MOST
No. 8 - juin 1997
également disponible en
anglais et en espagnol

Table des matières


Editorial

Les trois premières années de MOST : Rétrospective et perspectives

Le Programme MOST de l'UNESCO (Gestion des transformations sociales) vient de célébrer son troisième anniversaire, puisque c'est en mars 1994 qu'il a officiellement démarré ses activités. Un double objectif avait présidé à sa création : a) améliorer la compréhension en générant des connaissances pertinentes pour l'élaboration des politiques et axées sur trois questions majeures de notre temps - les sociétés multi-ethniques et multiculturelles, les villes, et les relations entre le local et le global ; b) améliorer la communication entre les chercheurs en sciences sociales et les décideurs. Le Programme est dirigé par un Conseil intergouvernemental et un Comité directeur scientifique indépendant. Un petit secrétariat coordonne les activités du Programme à partir du siège de l'UNESCO et des Comités de liaison nationaux de MOST (présents à ce jour dans 40 pays) font le lien entre le Programme et les chercheurs et décideurs de chaque communauté nationale.

Ces trois années riches en activités, qui ont été consacrées à l'élaboration et au lancement des opérations MOST, ont débuté par une campagne d'information sur le Programme. Ses grandes orientations en matière de recherche et de politique ont été établies lors d'une série de réunions de consultation aux niveaux régional et sous-régional, qui ont rassemblé des chercheurs en sciences sociales et des représentants des milieux politiques dans différentes régions du monde. L'Europe de l'Ouest et l'Amérique du Nord ont fait l'objet de réunions séparées, sur le multiculturalisme (Ottawa), les villes (Vienne) et les questions d'articulation local/global (Paris). D'autres rencontres thématiques se sont déroulées à Tromsö (Norvège) sur les problèmes spécifiques aux pays du cercle arctique, à Helsinki sur les stratégies de développement des activités de MOST, à Roskilde (Danemark) sur le développement social, à Istanbul sur les villes, lors du Sommet Habitat II, à Francfort à propos de la durabilité vue sous l'angle des sciences sociales, au Costa Rica sur la pauvreté et l'exclusion sociale, à Lausanne sur la gouvernance, à Hong Kong et Tokyo sur la mondialisation et les mégapoles asiatiques, et à Ankara sur les sciences sociales et la prise de décision. Au cours de cette période, plusieurs séminaires sur les réseaux de recherche ont été organisés en fonction des besoins et dans le cadre de projets MOST approuvés.

Le Comité directeur scientifique a évalué 110 propositions de projet, et 20 réseaux de recherche comparative ont été créés pour approfondir les thèmes suivants :

  • Suivi des conflits ethniques en Europe centrale et orientale
  • Ethnicité et conflits et Afrique
  • Citoyenneté et multiculturalisme en Europe
  • Gouvernance démocratique dans les sociétés multiculturelles d'Asie centrale
  • Migrations et diversité ethno-culturelle dans la région Asie-Pacifique
  • Clarification de la terminologie relative aux sociétés multiculturelles et multi-ethniques
  • Transformations sociales et environnement urbain
  • Villes socialement viables
  • Croissance industrielle urbaine et économie globale en Asie du Sud
  • Villes, environnement et relations entre les sexes
  • Grandir en ville
  • Les mots de la ville : comment parler des villes
  • Stratégies de gestion des transformations sociales en Europe centrale et orientale
  • Impact socioculturel de l'intégration de MERCOSUR en Amérique latine
  • Réformes institutionnelles des politiques sociales en Amérique latine
  • Les pays du cercle arctique face à la mondialisation
  • Transformations sociales et trafic des stupéfiants
  • Mondialisation et transformation des sociétés rurales dans les pays arabes
    • Etude comparative de l'histoire des politiques nationales d'industrialisation
    • Durabilité et politiques de développement durable.

Dans chaque communauté, des décideurs ont pris part aux côtés de chercheurs en sciences sociales à la planification des projets. Le Programme dispose de deux séries de publications, les Documents de politiques sociales et les Documents de discussion. Les résultats intermédiaires des projets en cours commencent à être publiés.

Partenaire de trois programmes de recherche en sciences naturelles - MAB, PHI et CPI -, le Programme MOST injecte une dimension "sciences sociales" à plusieurs activités conjointes, concernant l'écologie, l'hydrologie, les zones côtières et les petites îles, la gouvernance urbaine, les ressources en eau douce et la revitalisation des quartiers historiques.

Un Centre d'échange d'informations MOST a été créé sur Internet. Il comprend désormais des bases de données spécialisées sur les "meilleures pratiques" de lutte contre la pauvreté et l'exclusion ainsi qu'un forum de discussion sur les questions éthiques que soulève la recherche en sciences sociales. Une base de données thématique sur les politiques multiculturelles est en voie de création, dans le cadre de l'expansion du Centre d'échange d'informations MOST.

En sus de ses activités de recherche, le Programme MOST apporte son savoir-faire lors de la conception des plans d'action locaux contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Les Etats membres ainsi que les institutions et les fonds spécialisés des Nations Unies (PNUD, FNUAP) peuvent ainsi faire appel au Programme pour renforcer leur assistance technique en matière de planification des politiques sociales.

Les quatre prochaines années seront consacrées aux travaux entrepris dans les réseaux de recherche comparative et à de nouvelles activités, qui porteront sur les migrations internationales, les questions de population, l'exclusion sociale et la pauvreté ainsi que sur le développement et la gouvernance des villes. Une série d'activités seront lancées dans le domaine complexe des relations entre la recherche et l'élaboration des politiques/la prise de décision. Il s'agit là d'un sujet difficile à cerner, car les vraies réussites doivent être dénichées dans la masse des résultats de recherche. Les efforts de MOST dans ce domaine se concentreront sur l'étude des cas où la recherche en sciences sociales a influencé les politiques, et sur l'amélioration de la diffusion aux divers utilisateurs de l'information générée par les sciences sociales.

De nouvelles chaires UNESCO dans les domaines de MOST seront établies afin de renforcer l'enseignement des sciences sociales et les capacités de recherche dans cette discipline. La première de ces chaires, qui a vu le jour à l'Université d'Etvös en Hongrie, traite du multiculturalisme et des problèmes des minorités. De jeunes chercheurs acquerront une expérience de première main par la formation et la participation à des projets de recherche ; un prix MOST sera lancé en 1998 pour récompenser les meilleures thèses de doctorat. Des modules de formation collant à l'actualité seront conçus à l'intention des fonctionnaires municipaux sur les thèmes de la gouvernance urbaine, de la pauvreté et sur les méthodes d'évaluation des politiques.

Fondamentalement, le Programme MOST offre un cadre de coopération dont le but est de contribuer à promouvoir une recherche en sciences sociales comparative et internationale, de haute qualité et pertinente pour l'élaboration des politiques, et à inciter les décideurs nationaux à mieux exploiter les connaissances issues des sciences sociales. Dans un monde où nombre de processus sociaux, économiques, démographiques, environnementaux et technologiques sont devenus transnationaux et globaux, il s'agit là, à notre sens, d'une entreprise salutaire.

    Ali Kazancigil
    Secrétaire exécutif
    Programme MOST


NOUVELLES DES RESEAUX DE RECHERCHE COMPARATIVE DE MOST


Grandir en Ville (Réseau GUIC, Growing Up in Cities)

  • Le NORAD finance l'équipe GUIC de Bangalore.
  • Etablissement de liens entre le réseau du projet et la Child Friendly City Initiative (CFCI) de l'UNICEF.
  • L'Averroes European Training Centre for Early Child Development and the Family crée un programme de formation sur GUIC pour les planificateurs municipaux. Premier atelier de formation de 5 jours : novembre 1997 aux Pays-Bas. Deuxième atelier prévu pour juin 1998.

L'objectif de ce projet, qui reproduit et élargit le projet originel de l'UNESCO "Grandir en ville" des années 1970, est de faire le bilan de certains des coûts et bénéfices humains qu'entraîne le développement économique, afin d'illustrer comment l'utilisation faite par l'enfant du micro-environnement qui en résulte, et la vision qu'il en a, influent sur sa vie et son épanouissement personnel. Le micro-environnement dans ce cas-ci est le quartier où vivent de jeunes adolescents issus de milieux défavorisés et ouvriers. Lors du projet originel de l'UNESCO (cf. Growing Up in Cities, sous la dir. de Kevin Lynch, M.I.T. Press, 1977), les recherches avaient porté sur des contextes très différents les uns des autres : vieux centres historiques, banlieues périphériques, grands ensembles et habitat auto-construit en Australie, Argentine, Mexique et Pologne. Le projet actuel élargit l'étude à de nouveaux sites en Afrique, Asie et Norvège, et revisite certains des anciens pour déterminer comment les transformations urbaines ont influé sur les jeunes au cours des vingt années qui ont suivi la parution du rapport d'origine.

Comme le projet originel, celui-ci recourt à des méthodes multiples : observation de l'emploi que font les enfants des lieux publics ou semi-publics, mesures phénoménologiques des perceptions qu'ont les enfants de leur communauté et de leurs priorités en matière de changement et d'amélioration, et mesures objectives des caractéristiques économiques, démographiques et environnementales de leur communauté. Le projet compare aussi le vécu des enfants et des parents avec les hypothèses des planificateurs et des responsables municipaux concernant les effets de leurs politiques sur la vie des enfants. Il jette un nouvel éclairage sur la notion de participation des enfants à la mise en oeuvre de certaines de leurs recommandations sur les changements souhaités, ce qui va dans le sens de l'application au niveau local de la Convention sur les droits de l'enfant de l'UNICEF, de l'Agenda 21 du Sommet de la Terre et du programme d'Habitat.

A l'heure actuelle, le projet couvre neuf villes dans sept pays (voir carte). Il reçoit le soutien d'UNICEF Afrique du Sud, du HSRC d'Afrique du Sud, de NORAD, du ministère du Logement de Norvège, du CRDI, du syndicat des travailleurs de Buenos Aires, de la Johann Jacobs Foundation et de l'Augusto Rancilio Foundation aux Etats-Unis. L'extension du projet s'est faite grâce à l'appui du Norwegian Centre for Child Research de Trondheim (Norvège) et de CHILDWATCH INTERNATIONAL. Un accord est en passe d'être signé entre l'équipe GUIC de Buenos Aires et le maire de la ville.

Calendrier des événements :

Janvier-mai 1997 : Tous les sites ont procédé à des observations de base de l'environnement et à des interviews et poursuivi la mise au point de plans de diffusion et d'application de l'information. La communication continue d'être assurée via Internet.

Juin 1997 : Les directeurs et coordonnateurs de recherche participent à un séminaire précédant la Conférence sur l'enfance citadine (Urban Childhood Conference) à Trondheim. Au programme : débat et accord quant au contenu final d'un manuel sur le travail de gouvernance locale avec les enfants grandissant dans les grandes villes; échange des résultats de recherche et coordination des communications présentées à la Conférence ; identification des indicateurs clés sur ce que pensent les enfants de la qualité de vie en ville ; débat sur la mise au point d'un livre regroupant les contributions de chaque site.

Eté 1997-printemps 1998 : L'accent sera mis sur la manière dont les initiatives locales, régionales et nationales assimilent les conclusions et processus du projet et sur les moyens de faire connaître les résultats dans des publications et présentations aux niveaux international et national.

Le projet sera étendu à Brasilia en 1998. Les pays ou les villes souhaitant participer aux activités du GUIC sont priés de contacter les coordonnateurs du projet : Coordonnateur de l'UNESCO, Nadia Auriat, n.auriat@unesco.org ou coordonnateur du réseau de recherche GUIC, Louise Chawla, Chawla393@aol.com


L'Averroès European Training Centre for Early Childhood Development invite le GUIC à concevoir et animer deux séminaires de cinq jours pour les planificateurs municipaux.

Les séminaires s'appuyent sur l'expérience acquise par l'équipe GUIC dans les sept pays étudiés. Les planificateurs seront formés en priorité aux méthodes participatives qui permettent de recueillir des informations de base auprès des enfants dans les quartiers et de cerner leurs priorités. Ces enfants deviennent ainsi des acteurs du processus de prise de décision local et apprennent à gérer et à surveiller l'évolution de leur quartier et de leur environnement. Le séminaire de formation MOST associera la Child Friendly City Initiative de l'UNICEF à cette opération. Pour plus d'informations, prière de contacter Nadia Auriat, n.auriat@unesco.org

Childwatch International propose de constituer un forum pour les personnes désireuses d'adapter les méthodes du GUIC à leur propre contexte. Pour plus d'informations, prière de contacter :


Le réseau de recherche sur la migration en Asie du Sud-Est (APMRN)

  • Le ministère de l'Education et de la Culture d'Indonésie subventionne l'équipe APMRN nationale.
  • L'APMRN apporte son savoir-faire technique à la Réunion du groupe de travail sur la migration internationale, Groupe de travail de la CAC sur les services sociaux de base pour tous (ACC Task Force on Basic Social Services for All), février 1997, New York.
  • L'APMRN participera au Symposium technique sur la migration internationale en mai 1998.
  • Tenue du colloque national de l'équipe de l'APMRN australien en avril 1997.

Nouvelles publications :

APMRN Working Papers Series. N°1. Migration Issues in the Asia Pacific. APMRN Secretariat, University of Wollongong, Australie. UNESCO-MOST Paris, 1997.

Le réseau UNESCO-MOST APMRN recherche et publie les tendances et évolutions des mouvements migratoires dans le sud-est asiatique. Les documents de travail, qui seront publiés régulièrement, visent à faire le bilan des recherches actuellement menées par des membres de l'APMRN. Le document de travail n°1 contient onze articles sur : la migration et la diversité ethno-culturelle, les questions politiques majeures, la situation de la recherche sur ces thèmes, les progrès enregistrés dans la création de réseaux de recherche nationaux qui rejoindront l'APMRN, les principaux thèmes de recherche pour les cinq prochaines années ainsi que les idées de projets de recherche internationaux et les priorités. Ces thèmes sont abordés dans des articles se rapportant à la Nouvelle-Zélande, l'Australie, Fidji, Hong Kong, l'Indonésie, la Malaisie, la République populaire de Chine, les Philippines, la République de Corée, Singapour et la Thaïlande. Pour obtenir ce document, s'adresser à : University of Wollogong, e-mail : apmrn@uow.edu.au ou bien au Secrétariat de MOST. NA

Séries de documents de recherche de l'APMRN

Aotearoa, Nouvelle-Zélande

Stephen Castles "Globalisation and the ambiguities of national citizenship" (La globalisation et les ambiguïtés de la citoyenneté nationale)

Paul Spoonley "Migration and the Reconstruction of Citizenship in Late Twentieth Century Aotearoa" (Migration et reconstruction de la citoyenneté dans l'Aotearoa de la fin du XXe siècle).

Ces deux articles ont été conjointement publiés pour l'APMRN de Nouvelle-Zélande par le département de sociologie de la Massey University, Albany, Auckland. L'APMRN de Nouvelle-Zélande contribue, avec d'autres instances locales, au réseau international MOST-APMRN.

Ce réseau concourt à l'échange d'informations entre la recherche et l'analyse des politiques pour favoriser la compréhension de ce qui est nécessaire en matière de recherche et de politiques d'immigration et de post-migration efficaces en Nouvelle-Zélande.

"Le débat sur l'origine et le nombre des migrants a été extrêmement politisé dans l'histoire néo-zélandaise. L'augmentation sensible des migrants en provenance d'Asie de l'est depuis 1990 a soulevé des oppositions et provoqué une nouvelle ère de préjugés anti-asiatiques. Ce qui est marquant, c'est la tendance à privilégier l'émotion aux dépens des faits et à ignorer une partie des travaux de recherche existants ou les données disponibles sur l'immigration. Cette situation démontre clairement qu'il est nécessaire d'intensifier la recherche et de mettre au point des politiques de développement plus appropriées. Notre ambition est que le réseau puisse jouer un rôle en apportant sa contribution à ces deux domaines de développement." Richard Bedford et Paul Spoonley (Introduction). NA

La division australienne de l'APMRN a organisé récemment un séminaire de deux jours consacré à la recherche sur la migration asiatique. Il a attiré une trentaine de participants, parmi lesquels certains des plus éminents experts australiens de la migration et des relations ethniques. La rencontre a pu se dérouler grâce à une subvention de l'Académie des Sciences sociales d'Australie.

Le séminaire avait pour objectif :

  • de présenter et de discuter les communications de spécialistes en sciences sociales basés en Australie, qui se fondent sur les recherches actuelles relatives à la migration et la diversité ethno-culturelle dans le sud-est asiatique,
  • de débattre du développement de l'APRMN et de faciliter l'établissement de liens entre chercheurs en sciences sociales poursuivant des recherches sur la migration et la diversité ethno-culturelle dans les autres pays membres,
  • de renforcer le Réseau de recherche sur la migration australien et de planifier les activités futures.

Parmi les communications sur les recherches en cours on peut citer : la dimension familiale et communautaire de la migration en Asie du Sud-Est, les dynamiques migratoires dans les pays en développement de l'Asie du Sud, la migration dans le sud-est asiatique et les sociétés civiles naissantes, la migration internationale des nationalités minoritaires de Chine. D'autres communications portaient sur la petite entreprise ethnique en Australie, l'établissement des migrants asiatiques à Sydney, les expériences et la participation des minorités ethniques d'Australie dans le domaine de l'éducation. Le séminaire a aussi discuté du rôle que remplit actuellement la recherche en Australie et des moyens par lesquels le Réseau australien pourrait intensifier ses activités de recherche.

Deuxième rencontre officielle seulement du Réseau australien en plus de douze mois, le séminaire a fait ressortir l'importance qu'il y a à relier les chercheurs. Il est évident qu'un volume significatif de recherches indépendantes sont effectuées en Australie sur la migration asiatique. L'incorporation de ces travaux dans un cadre national (AMRN) rend ces questions prioritaires et ouvre des possibilités pour plus de résultats dans un domaine primordial pour la recherche et la formulation des politiques australiennes.


La gouvernance démocratique dans une société multi-culturelle et multi-ethnique

  • La Suisse finance au Kirghizistan un programme de formation relatif à la démocratie

A la demande du gouvernement kirghize, un projet de formation et de recherche touchant à la démocratie vient d'être lancé au Kirghizistan dans le but de familiariser décideurs, législateurs, responsables judiciaires et représentants d'organismes publics et non gouvernementaux de ce pays au fonctionnement de la gouvernance démocratique dans un contexte de diversité ethnique, linguistique et culturelle.

Le projet est financé par le gouvernement suisse. Il s'attachera principalement à créer des programmes d'études universitaires sur la gouvernance démocratique, à former des législateurs, des universitaires et des décideurs à l'élaboration des lois relatives au multiculturalisme, à publier des textes fondamentaux sur le sujet, en y incluant des comparaisons avec les approches existantes de ces questions, et à établir un programme d'échanges universitaires.

En nouant des liens institutionnels et personnels avec la Suisse, des représentants de haut rang de la société kirghize acquerront une expérience de l'édification et du renforcement des structures démocratiques qui s'appuient sur la participation politique de la communauté et la coopération inter-ethnique. De même, les experts et les institutions suisses gagneront à partager l'expérience kirghize de la gestion de transformations en cours. Débutant cette année, les activités de formation à court terme devraient ouvrir la voie à une coopération à long terme entre les deux pays dont on espère qu'elle favorisera le processus de démocratisation au Kirghizistan.

La Commission européenne pour la démocratie par le droit (commission Venise) apportera son savoir-faire au programme de formation au Kirghizistan. PdeG


MERCOSUR : Interaction et intégration

Le projet MOST couvrant les pays de MERCOSUR (Argentine, Brésil, Chili, Paraguay et Uruguay) éclairera les mécanismes sociaux qui sous-tendent les processus de dialogue entre les sociétés et les cultures, à la base du respect et de l'entraide mutuels, ainsi que les structures et les institutions susceptibles de stimuler la créativité inter-culturelle. Compte tenu de l'histoire et au vu des discriminations, des luttes culturelles et de la xénophobie qui se manifestent aujourd'hui, le projet vise en définitive à rechercher et mettre en pratique les moyens propres à encourager la solidarité, la compréhension et la participation de tout le corps social au processus de prise de décision. CM

Directeur de projet : Elizabeth Jelin, Université de Buenos Aires, Argentine.

Le Programme MOST et le Bureau de l'UNESCO à Buenos Aires ont organisé le premier symposium MOST sur L'intégration régionale et les réformes des politiques sociales en Amérique latine (Buenos Aires, 20-22 novembre 1996). Ont participé au symposium des spécialistes latino-américains de MERCOSUR et du projet "Modernisation institutionnelle des politiques sociales en Amérique latine".

Le réseau de participants au projet "Modernisation institutionnelle des politiques sociales en Amérique latine" a défini les quatre thèmes de son calendrier de recherche :
(1) réformes de l'éducation
(2) réseaux de coopération dans le secteur privé
(3) relations entre les partenaires sociaux
(4) partis politiques. Des rapports nationaux dressant un bilan des politiques sociales dans ces secteurs sont en cours d'élaboration respectivement pour l'Argentine, le Brésil, le Chili et le Mexique.


Les transformations sociales et économiques liées au trafic des drogues

L'essor des activités liées à l'économie de la drogue et leur infiltration dans les secteurs officiels de la société provoquent des bouleversements dans les schémas sociaux de développement. Il est donc indispensable que les décideurs procèdent à une analyse approfondie de ces transformations pour pouvoir définir les moyens appropriés à la gestion publique à court, moyen et long terme.

Le projet MOST sur "Les transformations économiques et sociales liées au trafic des drogues" donne la primauté à la recherche menée dans cinq grands pays ou régions : le Brésil, la Chine, les républiques de l'ancienne Union Soviétique, l'Asie du sud et le Nigéria. Le projet soutiendra la formation d'équipes dans ces régions et spécialisées dans ces régions. Il est envisagé d'intégrer trois équipes supplémentaires d'Inde, du Mexique et du Nigéria en 1998.

Directeurs de projet : Michel Schiray, Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Groupement de recherche "Psychotropes, Politique et Société" (G1006), France, et Christian Geffray, Institut de recherche scientifique et technique pour le développement en coopération (ORSTOM), France.


Colloque international sur la situation des drogues en Afrique subsaharienne,
avril 1997

Des chercheurs travaillant sur le terrain, de hauts fonctionnaires et des médecins ont alerté l'opinion sur l'essor récent de la culture, du trafic et de la consommation des drogues en Afrique lors du "Colloque international sur la situation des drogues en Afrique subsaharienne", animé par le Programme MOST et organisé par l'Observatoire géopolitique des drogues (OGD). Participants et orateurs ont souligné que cette conférence était probablement la première à étudier toute la chaîne de la drogue, de la production à la consommation. Parmi les divers facteurs socio-économiques qui ont contribué à cette expansion de la drogue en Afrique figure la chute du prix des produits agricoles. Celle-ci a poussé les paysans à abandonner les cultures de rapport légales pour produire des drogues illégales plus lucratives. A l'issue du colloque, le premier atelier du projet MOST sur "Les transformations sociales et économiques liées au trafic des drogues" a commencé à préparer des activités pilotes pour 1997-1998. Plusieurs études de cas seront élaborées par des chercheurs de France, du Brésil, de Chine, d'Inde, du Nigéria, du Mexique et d'Allemagne. CM


Décentralisation industrielle et développement urbain en Inde mis en perspective avec des études de cas en Asie du sud-est et du sud

Ce projet MOST a été lancé lors d'un colloque organisé à l'Institut français de Pondichéry en septembre 1996. Son objectif consiste à étudier simultanément l'industrialisation et l'urbanisation qui accompagnent le développement des petites et moyennes villes d'Inde et du Sri Lanka suivantes : Gujarat, Uttar Pradesh, Tamilnadu, Maharashtra et les périphéries de Delhi et de Colombo.

Dans sa 23e édition des Documents de Pondy en sciences sociales, l'Institut français de Pondichéry a publié les résultats du colloque et les principaux thèmes de débat sur le projet de recherche, les contributions des participants et une bibliographie générale sur ces problèmes.

  • Nouvelle publication :
Décentralisation industrielle et développement urbain, sous la direction de Véronique Benei et Loraine Kennedy. Documents de Pondy en sciences sociales n° 23, 1997. 165 p. IFP (BP 33, Pondichéry 605 001 Inde). GS


Etablissement de réseaux entre les communautés des régions polaires (Projet CCPP)

Le premier symposium CCPP a été organisé par l'Association de sociologie arctique et l'Université de Tromsö en Norvège dans le but de lancer des activités pilotes concernant les stratégies adoptées par les communautés de pêcheurs, de sylviculteurs et de mineurs pour faire face aux transformations globales qui les menacent. Le réseau CCPP étudie comment les changements dus à la mondialisation peuvent conduire les communautés à tenter de nouvelles formes de coopération, de réseaux et d'action collective, fondées sur la solidarité et les traditions d'entraide. En avril 1997, un deuxième symposium CCPP, qui s'est déroulé à l'Université de Roskilde, s'est penché sur les questions liées à la gestion communautaire des ressources nationales et sur les différences socioculturelles entre les communautés du cercle arctique. Les dynamiques économiques, technologiques et environnementales globales entraînent de nouvelles contraintes mais aussi de nouvelles possibilités de développement et de stratégies au niveau local. Deux autres rencontres sont prévues en 1997, la première en juin aux Iles Faeroe et la seconde en Islande en novembre.

Directeurs de projet : Nils Arsaether, Université de Tromsö (Norvège) et Jorgen Ole Baeraenholdt, Université de Roskilde (Danemark). CM


Vers un développement durable

Un séminaire d'experts sur le projet MOST "Vers un paradigme et une politique de développement durable : la durabilité, un concept de sciences sociales", a été organisé par l'Institut für sozialökologische Forschung (ISOE) à Francfort du 20 au 22 novembre 1996. Son but était d'achever la phase conceptuelle de ce programme de recherche financé par le ministère fédéral allemand de la Recherche et de la Technologie. L'ISOE a fait appel à des personnes ressources de haut niveau spécialisées en sciences sociales (Allemagne, Argentine, Autriche, Brésil, Canada, Chine, Espagne, Etats-Unis, France, Inde, Japon, Nigéria, Pakistan, Pays-Bas, Royaume-Uni, Fédération de Russie), qui ont présenté des communications sur les positions actuelles et les perspectives du débat sur le développement durable.

La rencontre a débouché sur l'adoption d'une déclaration, la constitution d'un réseau international de recherche flexible et la production d'un document synthétique qui paraîtra dans la série des Documents de politiques sociales de MOST. En outre, la publication d'un texte sur "La durabilité, un concept de sciences sociales", qui inclura les seize rapports d'experts, est prévue pour la fin de l'année 1997.

Afin de promouvoir la recherche en sciences sociales sur la durabilité, des projets de recherche modèles, notamment dans une perspective transculturelle et comparative, seront ébauchés. Dans ce contexte, il convient d'étudier en priorité les politiques adoptées par les pays industrialisés pour contribuer à un changement global qui privilégie des stratégies de développement durable, et, en particulier, l'impact des politiques de durabilité dans le Nord dans leur interaction avec la situation dans le Sud.

Une attention particulière doit être accordée à :

  • l'étude des conditions qui inciteraient les gens à modifier des pratiques non durables, ce qui implique de rechercher les structures d'opportunité encourageant le changement dans les modes de vie du Nord (schémas de production et de consommation, mobilité, etc.), et parallèlement, d'aborder des questions telles que les nouvelles sources d'énergie propres, la sécurité alimentaire ou les transports publics en ce qui concerne les changements dans le Sud. En outre, il est nécessaire d'analyser le rôle que jouent, en tant qu'acteurs, l'industrie, la finance, la publicité, etc.
  • l'examen de l'influence exercée par les institutions au niveau local (gouvernance communautaire ou locale) en matière de gestion, bonne ou mauvaise, des ressources naturelles, en tenant compte des corrélations avec les processus fonctionnant à d'autres niveaux (nation, Etat).
  • l'analyse des questions que soulève l'érosion de la légitimité de la nation ou de l'Etat et les demandes qui lui sont simultanément faites de pourvoir à une réglementation capable d'amener la durabilité, en saisissant bien les corrélations entre la durabilité au niveau national et les institutions ou réglementations internationales dans le contexte de la globalisation, en particulier pour ce qui touche à des questions telles que la mise en oeuvre conjointe. CVF


Projet "Villes" : où en est-on?

Le projet "Villes : Gestion des transformations sociales et de l'environnement" a maintenant un an. Il se développe comme prévu dans trois sites pilotes : Yeumbeul, dans la banlieue de Dakar au Sénégal, à Port-au-Prince en Haïti dans 15 bidonvilles, et à Sao Paulo au Brésil.

A Yeumbeul, les associations partenaires sont : ENDA Tiers-Monde et trois associations d'habitants. Ont été engagées : des actions d'animation de quartier avec les jeunes ; la construction de trois bornes fontaines, de 30 puisards, de 20 latrines ; le soutien à 20 micro-entreprises animées par des femmes ; le PNUD, l'Union européenne et la Mission française de coopération ont apporté un soutien financier à l'action initiée par l'UNESCO ; un atelier de restitution de l'action a été tenu en mars 1997 rassemblant 14 maires et représentants d'associations du Sénégal, Mauritanie, Burkina-Faso, Mali, Cap-Vert et Côte d'Ivoire.

A Port-au-Prince, les associations partenaires sont : GRET / Haïti et l'association SOLAM. Ont été engagées des actions d'amélioration des conditions de vie des habitants de 15 bidonvilles, notamment installation de comités d'eau et de bornes fontaines et des actions de formation des jeunes aux métiers de la plomberie, en coopération avec le Secteur de l'Education de l'UNESCO.

  • A Sao Paulo, les associations partenaires sont Polis et l'Institut Florestal. A été mis en place un module pédagogique destiné à des jeunes en difficulté dans la perspective de la création d'Eco Jobs. G.D-C.


    Au lendemain d'HABITAT II

    • Dans la déclaration finale adoptée à l'unanimité par la conférence, l'UNESCO a proposé de créer un Prix international des "Maires pour la Paix", qui sera décerné aux autorités locales qui font progresser une "Culture de la paix" dans leur ville.

    • Le débat sur "La citoyenneté et la démocratie au XXIe siècle", organisé par l'UNESCO, a mis en avant trois engagements que les Etats ont été invités à inclure dans leurs actions en faveur de la Ville :
      - renforcer la démocratie,
      - créer les conditions d'une citoyenneté effective,
      - élaborer un nouveau contrat social, fondé sur la promotion d'une ville humanisée, l'exercice de tous les droits - le droit au logement en premier lieu -, la citoyenneté participative, celle des femmes en particulier, et la progression de la culture civique.
    • Les champs d'action prioritaires pour la mise en oeuvre du programme d'Habitat au niveau local sont :

      Promouvoir un développement urbain durable :
      - favoriser les emplois productifs et l'intégration sociale en encourageant les interactions positives entre des groupes divers par leur culture,
      - promouvoir la diversité socioculturelle dans les mégapoles et les villes,
      - protéger et conserver le patrimoine historique, culturel, social et naturel des villes, y compris les schémas d'habitat et d'établissement humain traditionnels.

      Renforcer les moyens d'action et la participation des citoyens en vue de développer la démocratie dans les sociétés urbaines :
      - encourager la création d'organisations à base communautaire et regroupant des membres de la société civile ainsi que d'autres formes d'entités non gouvernementales,
      - soutenir les initiatives et les expériences novatrices des citoyens, en particulier des jeunes et des femmes,
      - intégrer une perspective féminine dans la conception et le fonctionnement des villes.

      Encourager l'éducation et la formation des principaux acteurs de la Ville, urbanistes, travailleurs sociaux, responsables politiques, fonctionnaires municipaux, habitants, notamment en ce qui concerne :
      - les savoir-faire traditionnels,
      - la motivation des architectes, planificateurs, ingénieurs et entrepreneurs,
      - la citoyenneté et la pratique démocratique urbaine,
      - le renforcement des capacités des universités, des organismes de formation et des ONG.

      Promouvoir la planification et une bonne conception des établissements humains en privilégiant les aspects esthétiques et sociaux, techniques et fonctionnels :
      - appuyer la recherche, les études et l'échange à propos des expériences en matière de logement tentées aux niveaux régional et international et mesurer leur impact sur l'environnement bâti, la culture et la société,
      - étendre et renouveler les programmes de revitalisation et de restauration du patrimoine social et socioculturel, surtout dans les quartiers déshérites,
      - la conception des grands ensembles ; prévention des catastrophes naturelles, atténuation des effets, état de préparation, et capacités de réhabilitation après une catastrophe,
      - utilisation des énergies renouvelables et des nouvelles technologies dans les environnements construits. GS


    LE CENTRE D'ECHANGE D'INFORMATIONS

    Le Centre d'échange d'informations MOST a ouvert un forum de discussion sur Internet auquel toutes les personnes intéressées par le Programme MOST et ses projets sont conviées à participer.

    L'objectif du forum est d'animer le débat sur les thèmes d'intérêt généraux de MOST et sur des questions plus spécifiques telles que Les recommandations éthiques en matière de recherche internationale qui ont été récemment publiées.

    Pour accéder au forum, il faut se connecter à l'adresse WEB du Centre d'échange d'informations MOST :

    Si vous souhaitez être informé des activités et des nouvelles publications du Programme MOST, envoyez un message électronique à :

    Dans le corps du message, tapez subscribe most-list. Vous obtiendrez peu après un accusé de réception automatique indiquant que vous avez été ajouté à la liste des abonnés.

    Pour mettre un terme à votre abonnement, envoyez un message à la même adresse en tapant : unsubscribe most-list.

    Les publications proposées dans la liste d'envoi, dont La Lettre de MOST, seront en général directement consultables dans leur texte intégral sur le Centre d'échange d'informations de MOST à l'adresse suivante : http://www.unesco.org/most PdG


    La Gouvernance : de quoi s'agit-il?

    Le concept de gouvernance est particulièrement pertinent pour un programme tel que MOST, qui vise à relier la recherche en sciences sociales et l'élaboration des politiques. C'est pourquoi, il a fait l'objet d'un symposium international, conjointement organisé par MOST, l'Université de Lausanne et la Commission nationale suisse pour l'UNESCO (Lausanne, Suisse, 29-30 novembre 1996). Y ont participé une vingtaine de spécialistes d'Europe, des Etats-Unis, du Mexique et de l'Inde, qui se sont penchés d'un point de vue théorique mais aussi pratique et fonctionnel sur ce concept de gouvernance dont on use et abuse.

    La gouvernance est souvent employée en tant que synonyme de gouvernement, ce qui est incorrect, comme l'ont démontré les débats du symposium. Contrairement au gouvernement, la gouvernance ne se caractérise pas par des structures spécifiques, mais plutôt par un ensemble de procédures et de pratiques qui la distinguent des formes traditionnelles de gouvernement. Elle ne remplace pas ce dernier, mais le complète. Elle s'est développée à l'origine dans le contexte de la gestion des villes et est encore aujourd'hui la plus effective en tant que mécanisme de décision politique local et sectoriel. Elle est également tout à fait de mise sur la scène mondiale, en tant que gouvernance globale, quand elle s'applique à des domaines tels que l'édification de la paix, les droits de l'homme ou l'environnement, où il n'existe pas d'autorité hiérarchique ni d'instances chargées de faire respecter les lois, et où les problèmes spécifiques sont négociés entre les diverses parties prenantes (dans ce cas, les Etats souverains et les organisations internationales), une situation tout à fait typique de la gouvernance.

    C'est depuis les années 1980, dans un contexte dit de crise de gouvernabilité, que le concept de gouvernance est apparu dans les pays comme une méthode de prise de décision efficace, plus apte que les modes de gouvernement traditionnels, hiérarchisés, à répondre à la complexité des problèmes et à la pluralité des parties prenantes publiques et privées qui participent aux décisions. En effet, compte tenu des incertitudes et des risques croissants qui affectent les sociétés modernes, la prise de décision exige une interaction renforcée entre l'Etat et la société, et une coordination horizontale entre les multiples agents sociaux - administrations publiques, entreprises privées, associations professionnelles et de bénévoles, syndicats, mouvements écologistes, etc. Ainsi, puisqu'elle permet de telles interactions, la gouvernance semble être le processus le plus approprié à la négociation, au compromis et à la prise de décision concernant des problèmes spécifiquement sectoriels ou locaux. Elle est d'autant plus séduisante qu'elle est démocratique, participative et est responsable de ses actes devant les parties prenantes. La tendance actuelle au dégraissage et à l'efficacité accrue de l'Etat et des administrations locales dans les pays occidentaux a généralement été inspirée par cette approche. Des organisations internationales comme la Banque mondiale et le PNUD encouragent des réformes institutionnelles de ce type dans les pays du Sud.

    Toutefois, cette gouvernance aussi appropriée soit-elle pour la prise des décisions aux niveaux local et mondial, s'avère plus problématique à l'échelle de la nation, de l'Etat. En effet, la prise de décision parmi des parties prenantes qui forment une "communauté de décideurs" a pour objet de résoudre des problèmes sectoriels spécifiques, sans prendre nécessairement en compte les intérêts du corps social dans son ensemble. Quand elles participent à des négociations horizontales, les administrations publiques ne sont que des parties prenantes parmi d'autres, qui se concentrent sur des questions sectorielles et renoncent à leur fonction, celle d'être au service de l'intérêt général. Ceci équivaut à une "privatisation" de l'autorité publique, qui perd son statut politique distinct. La gouvernance, en fin de compte, risque d'être une procédure par le biais de laquelle certaines décisions sont exclues du processus normal de la politique démocratique, représentative. Elle ne peut remplacer des politiques à long terme, transsectorielles, qui recouvrent des questions de dimension nationale, telles que l'emploi, les problèmes urbains et l'éducation. Les choix en matière de répartition équitable des ressources de la société entre tous ses citoyens appartiennent au domaine des politiques démocratiques, dont la rationalité est distributive et dont la finalité est l'équité, la solidarité et la liberté, qui priment sur les préoccupations d'ordre pratique, telles que l'efficacité.

    En conclusion, la gouvernance est une forme de prise de décision qui vient en complément du mode de gouvernement traditionnel et doit se subsumer sous des politiques démocratiques représentatives. AK

    Inspiré de "Governance and Science : Market-like Modes of Governing Society and Producing Knowledge", Ali Kazancigil. A paraître dans la Revue internationale des sciences sociales, n° 155, mars 1998.


    Nouvelles des comités de liaison nationaux

    • Le Comité de liaison national de Tanzanie a organisé les 18 et 19 mars 1997 un séminaire sur le thème : "Migration urbaine et environnement : le cas de la ville de Dar Es Salaam".

    • La Croatie a entrepris pour 1996-1997 le projet MOST "Le multiculturalisme et l'après-communisme, la tradition et les processus démocratiques", qui s'articule autour d'une étude en quatre parties comprenant les sous-projets suivants :
      • L'arrière-plan historique de l'effondrement du communisme : le poids de l'héritage dans le processus de rétablissement des sociétés démocratiques. Une analyse des changements que vit la société croate dans le nouveau cadre historique et social de l'après-communisme. Parmi les activités en cours, une recherche sur "Les transformations sociales dans l'ère post-communiste et le problème du multiculturalisme", qui a évalué les changements dans l'interprétation du multiculturalisme. Elle a été conduite en coopération avec l'Institut des sociétés post-communistes de Kiev en Ukraine et a donné lieu à une rencontre d'experts à Kiev en juin 1996 (Directeur de projet : M. Mislav Kukoë, Institut de recherche sociale appliquée, Zagreb).
      • Sociétés multiculturelles et multi-ethniques en Europe du sud-est, changements démocratiques et perspectives de développement. Une étude de la structure des institutions publiques dans les sociétés et Etats multiculturels et multi-ethniques naissants (Directeur de projet : Mme Nada Svob-Dokic, Institut des relations internationales, Zagreb).
      • Orientations et relations inter-culturelles dans l'éducation, les médias et les milieux d'affaires. Une analyse de la pertinence des programmes scolaires, des médias et d'autres vecteurs de communication et d'éducation pour le développement de la compréhension et de la communication transculturelles (Directeur de projet : Mme Zlata Godler, Faculté de philosophie, Université de Zagreb).
      • Changements politiques, réinvention de la tradition et transmission du multiculturalisme. S'appuyant sur des approches anthropologiques et une méthodologie qualitative, ce sous-projet analyse les liens entre tradition et démocratie dans la restauration de l'identité tant de la majorité culturelle que des groupes minoritaires de Croatie (Directeur de projet : Mme Vedrana Spajic-Vrkas, Faculté de philosophie, Université de Zagreb).


    MOST ET LA COOPERATION TECHNIQUE


    Réunion conjointe UNICEF, UNESCO-MOST, PNUD, CNUEH, PNUE et Plan International sur La Ville Africaine Amie des enfants
    (African Child Friendly Cities)
    11-13 mars 1997

    L'Assemblée métropolitaine d'Accra, l'UNICEF et la CNUEH/Habitat ont organisé du 11 au 13 mars 1997 un séminaire international sur les enfants pauvres des villes africaines, en partenariat avec le Programme de gestion urbaine, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO-Programme MOST) et Plan International.

    Objectifs du séminaire :

    D'une part, étudier les options politiques et émettre des recommandations pour les maires africains afin qu'ils s'engagent à remédier au sort critique des enfants pauvres des villes africaines ; et, d'autre part, mettre au point des stratégies relatives à l'application de la Convention des droits de l'enfant à l'échelle locale, par l'élaboration et la mise en oeuvre de plans d'action municipaux ou locaux.

    Appel aux maires et aux autorités locales d'Afrique en faveur de la construction de villes amies des enfants

    Les délibérations des maires ont été présentées aux participants lors de la séance de clôture sous la forme d'un "Appel aux maires et aux autorités locales d'Afrique pour l'édification de villes amies des enfants". Ce document demande à tous les maires et à toutes les autorités locales d'Afrique de dresser des plans d'action locaux pour encourager la construction de telles villes sur le continent. Il recommande entre autres :
    1) la ratification de la Charte africaine sur les droits et le bien-être de l'enfant, telle qu'elle a été adoptée par l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) en 1990 ;
    2) la mise sur pied de programmes d'enregistrement des naissances et de recensement des enfants, avec une ventilation par âge, sexe et lieu géographique ;
    3) la constitution de comités de développement de l'enfant et de la famille, auxquels participent des enfants et des jeunes ;
    4) l'amélioration et la protection de l'environnement urbain, la création d'espaces verts et d'aires de jeu dans les villes ainsi que la promotion de méthodes novatrices d'élimination et de recyclage des déchets au niveau communautaire ;
    5) la création d'un secrétariat des maires africains, qui contrôlera l'application conjointe par les agences de développement de la Convention des droits de l'enfant au niveau municipal.

    Maires, autorités locales, techniciens municipaux et organes de gouvernance locale orchestrent et coordonnent les plans d'action locaux et les partenariats centrés sur l'enfant

    Au cours de ce séminaire d'Accra, les maires se sont engagés à intensifier leur rôle de défenseurs des enfants. Ainsi, durant les débats préliminaires, ils ont décidé d'assumer une nouvelle tâche, celle de contrôler activement que les droits de l'enfant sont respectés dans leur municipalité.

    Cette rencontre a également montré que les activités en faveur du bien-être des enfants doivent et peuvent être entreprises dans le cadre d'un processus auquel prennent part de multiples agences, qui vise à faire l'inventaire des progrès et des engagements faits au bénéfice des petits citadins et à déclencher des actions futures à tous les niveaux. Elle a en outre fait ressortir qu'il était possible de fonctionner à l'intérieur d'un seul cadre d'action - englobant la Convention des droits de l'enfant, le Programme d'Habitat et Agenda 21 -, apte à mettre en oeuvre des plans d'action locaux pour les enfants et des femmes vulnérables. De plus, ce séminaire d'un style nouveau s'est révélé très positif.

    UNESCO-MOST, en collaboration avec le département Ville de l'UNICEF et d'autres agences de l'ONU et partenaires, envisage d'organiser en 1999 un séminaire pour la région arabe, sur l'éducation à la gouvernance locale, qui constituera un suivi de l'initiative d'Accra. NA


    Cap-Vert

    Un programme national de lutte contre la pauvreté a été financé dans le cadre du Programme de participation de l'UNESCO, en coopération avec le PNUD et la Banque mondiale. Le Programme MOST est l'un des partenaires engagés dans le débat en cours sur les politiques, stratégies et plans en matière de santé, d'éducation et de politiques démographiques. CM


    Les Chaires UNESCO

    Dans le but d'assurer une complémentarité efficace en matière de renforcement des capacités, il a été fait appel au Programme UNITWIN/Chaires UNESCO pour la création conjointe de chaires MOST. Une premier chaire MOST, portant sur l'étude des minorités, est née à l'Université Lorand Eötvös de Budapest (Hongrie) en janvier 1997. L'objectif du programme est de travailler à la réduction des tensions et conflits ethniques.

    Une nouvelle étape vers l'établissement d'une chaire UNESCO sur les transformations sociales vient d'être franchie par la Commission nationale azérie pour l'UNESCO, qui souhaite édifier un centre d'excellence en sciences sociales.


    Connaissances et politiques pour un développement durable des zones côtières

    ESSAOUIRA : Projet sur le développement urbain intégré et les ressources en eau

    Lancé en janvier 1996, le programme de l'UNESCO relatif à l'environnement et au développement dans les régions côtières et les petites îles a servi de tremplin à un nouveau projet géré par la Division des sciences de l'eau et l'Unité de l'habitat humain du Secteur des sciences sociales. Intitulé Développement urbain et ressources en eau douce dans les régions côtières, il se conforme aux recommandations émises dans le plan d'action d'Agenda 21, par Habitat II et le Sommet mondial pour le développement social. Son mandat est de prendre en considération les problèmes écologiques et économiques inhérents au développement des petites villes côtières d'Europe et du sud de la Méditerranée.

    La création d'un réseau entre villes côtières collaboratrices stimule l'échange de savoir-faire et de spécialistes dans une série de domaines divers, tels que la gestion des eaux douces, la revitalisation et la rénovation des tissus historiques urbains, le développement économique et social, l'érosion des côtes et la protection de l'environnement.

    Dans le cadre de ce projet, la première étude de cas concerne la cité historique d'Essaouira, située sur la côte atlantique du Maroc, à environ mille kilomètres de Gibraltar. Le site, célèbre jadis sous le nom de Mogador, fut un port de négoce dont la construction fut confiée à Théodore Cornut, un élève de Vauban, au milieu du XVIIIe siècle. Son ancienne médina fortifiée a longtemps été considérée comme un carrefour et un point de rencontre des cultures et des civilisations. Son histoire et son contexte architectural rappellent au visiteur la cité fortifiée de Saint-Malo, conçue par Vauban. A une époque de mutation rapide, Essaouira représente un patrimoine culturel et historique qui est un précieux témoignage du passé riche et complexe de notre civilisation. Conscient de ce fait, le Maroc a demandé l'inscription de cette ville séculaire sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

    Avec ses 80 000 habitants, la ville d'Essaouira souffre aujourd'hui de problèmes multiples : surpopulation, détérioration des bâtiments, inadéquation des infrastructures, érosion côtière et intrusion d'eau salée se combinent pour mettre en danger sa durabilité. Sont particulièrement menacés les anciens remparts de la ville et ses deux monuments historiques italiens (Scalas) dans le port.

    Une mission d'identification a été entreprise à Essaouira début 1997. Une réunion d'experts, de donateurs et des représentants des pouvoirs publics est prévue pour décembre 1997. Pour de plus amples informations sur le projet, prière de contacter Mme Brigitte Colin, architecte, Unité de l'habitat humain de l'UNESCO : b.colin@unesco.org



    Essaouira: un bel exemple de tradition et de modernité
    Photo Pierre Gailhanon


    REUNIONS RECENTES


    Séminaire MOST-UNU sur la mondialisation et le développement des mégapoles dans le sud-est asiatique (Tokyo, octobre 1996)

    Le Programme MOST et l'Institut d'Etudes avancées de l'Université des Nations Unies ont tenu un séminaire consacré à plusieurs études de cas concernant respectivement Bombay, Bangkok, Hong Kong, Jabotabek, Manille, Séoul, Shanghaï, Singapour et Tokyo, avec une préoccupation particulière pour les politiques urbaines de logement, la protection de l'environnement, les transports, la migration, l'exclusion sociale, la pauvreté, les finances publiques, les modalités de coopération entre le gouvernement central et les pouvoirs locaux et les autres acteurs socio-économiques participant à la gouvernance urbaine.

    Le séminaire a été financé par les fonds-en-dépôt japonais pour la coopération entre l'UNESCO et l'UNU. Un cycle de séminaires régionaux sur les questions urbaines et sociales, qui se dérouleront en Afrique et en Amérique latine, est en cours de planification. GS


    Consultation sous-régionale pour les pays anglophones des Caraïbes
    24-26 février 1997

    Ouverte par le ministre jamaïcain de l'Education, de la Jeunesse et de la Culture, cette rencontre sous-régionale de MOST a porté sur le partage du pouvoir entre les différentes ethnies et sur les capacités caraïbes en matière de recherche en sciences sociales dans les domaines de MOST. Les participants ont mis l'accent sur la nécessité de stimuler la coopération universitaire dans des projets communs qui traitent de questions pertinentes pour la région, en particulier le tourisme, la coopération économique, l'urbanisation et la migration. A la suite de la conférence, un projet sera mis au point concernant des problèmes tels que le crime et la violence dans les villes, les mouvements de population et les schémas migratoires, l'exclusion sociale et les possibilités d'intégration. Le compte rendu complet de la rencontre et plusieurs des communications présentées sont disponibles à l'adresse WEB du Centre d'échange d'informations de MOST : www.unesco.org/most/carib.htm ou, sous une forme imprimée, auprès du secrétariat de MOST. PdG


    REUNIONS PROCHAINES


    Formes d'exclusion, 23-26 juin 1997

    Le Programme MOST organise en étroite collaboration avec les Universités de Pittsburg et de Paris-VII un colloque international sur "Les différentes formes d'exclusion", qui se tiendra au siège de l'UNESCO du 23 au 26 juin 1997. Lors de ces quatre journées de réflexion, une attention particulière sera accordée à l'exclusion des femmes, des écrivains, des pauvres et des malades. CM


    Partenariats pour les politiques urbaines, 24-25 novembre 1997

    MOST organise, en association avec le Conseil international des sciences sociales, un colloque sur le thème "Partenariats pour les politiques urbaines" les 24 et 25 novembre 1997.


    Tunis
    Capitale culturelle régionale pour 1997

    L'UNESCO et l'Association de sauvegarde de la Médina :
    "Revitalisation sociale d'un vieux quartier"
    2e conférence des Villes du Patrimoine mondial, décembre 1997

    Dans le cadre des activités de suivi de l'Unité de l'habitat humain commencées lors de la conférence HABITAT II, la Division des Sciences sociales, Recherche et Politiques a lancé le programme "Revitalisation des centres urbains". Il se compose de projets pilotes relatifs à des centres urbains où les conditions de vie des habitants doivent être améliorées, parallèlement à la préservation des identités tant architecturales que culturelles et à la poursuite des activités sociales traditionnelles. BC


    Rapport mondial sur les sciences sociales

    Le vingtième siècle a vécu d'extraordinaires avancées dans le domaine des sciences sociales. Elles ont marqué non seulement le champ théorique mais aussi la méthodologie, la production et la gestion des données. Aujourd'hui, on peut dire des sciences sociales qu'elles englobent un tissu de concepts et de théories vérifiables, des fonds de données et d'informations en rapide expansion, des règles de procédure bien établies et des réseaux d'institutions qui les soutiennent dans le monde entier.

    En cette fin de siècle, le temps est venu de faire l'inventaire de ce que sont les sciences sociales et d'anticiper leur évolution dans les prochaines décennies. Tel est essentiellement le but du Rapport mondial sur les sciences sociales projeté par l'UNESCO. La publication de sa première édition est prévue pour 1999, à temps pour la Conférence mondiale sur la science, et les éditions suivantes devraient paraître tous les deux ans, par exemple.

    Le Rapport mondial sur les sciences sociales bénéficiera de l'expérience des rapports précédemment créés par l'UNESCO dans d'autres domaines, en particulier le Rapport mondial sur l'éducation et le Rapport mondial sur la science. Il traitera d'une part des solutions que peuvent offrir les sciences sociales aux problèmes concrets du monde contemporain ; il sera aussi descriptif, car il fournira des informations sur la production et la transmission des sciences sociales dans les pays de la planète ; il présentera en outre un bilan détaillé de la situation actuelle dans les diverses sciences sociales ; et il stimulera la réflexion, avec une analyse de la place qu'occupent les sciences sociales dans les univers de la connaissance et de l'action. DM


    La contribution des sciences sociales à la Conférence mondiale sur la science

    L'UNESCO organise à l'automne 1999 une conférence internationale majeure sur l'état de la science dans le monde, son rôle dans les affaires humaines, les perspectives de son évolution future et ses applications dans le siècle à venir.

    Il a été convenu que, lors des travaux préliminaires de cette importante rencontre mondiale sur la science, le concept de "science" serait pris au sens large du terme, afin que la conférence couvre un vaste éventail de disciplines, des mathématiques aux sciences sociales, en passant par la physique, la chimie, d'autres sciences "exactes", "naturelles" et les sciences de la vie.

    Pour cette raison, le Secteur des sciences sociales et humaines de l'UNESCO demande que des représentants de premier ordre de ces disciplines participent à la Conférence elle-même mais aussi aux travaux des instances préparant la rencontre. Le Secteur élabore aussi à l'heure actuelle un Rapport mondial sur les sciences sociales (voir article ci-contre), le premier de son espèce, qui sera une contribution à la Conférence.

    Par le biais des médias, la Conférence devrait éclairer l'opinion publique mais aussi les spécialistes de diverses activités scientifiques sur l'imbrication des disciplines scientifiques, sur les liens entre les sciences sociales et les autres, qui se tissent à plusieurs niveaux, comme la collaboration à la solution de problèmes impliquant plusieurs disciplines, les facteurs sociaux découlant de l'utilisation par l'homme des technologies issues de la découverte scientifique ainsi que les conditions sociales et culturelles favorisant ou entravant la recherche et la créativité scientifiques. DM


    Secrétariat de MOST
    UNESCO
    e-mail : ssmost@unesco.org

    Secrétaire exécutif et Directeur de la Lettre de MOST :
    ALI KAZANCIGIL

    Rédacteur en chef de la Lettre de MOST
    Sociétés multiculturelles et multi-ethniques
    Programme sur l'application de la recherche aux politiques :

    NADIA AURIAT
    n.auriat@unesco.org

    Coordonnateur des publications :
    DAVID MAKINSON

    Centre d'échange d'informations
    et renforcement des capacités :

    PAUL DE GUCHTENEIRE
    PETRA VAN VUCHT TIJSSEN

    Développement durable et formation :
    CHRISTINA VON FURSTENBERG

    Villes et habitat humain :
    GENEVIEVE DOMENACH-CHICH

    Villes et urbanisation :
    GERMAN SOLINIS

    Villes et architecture :
    BRIGITTE COLIN

    Femmes et développement :
    MARIA LUISA NITTI

    Sociétés multiculturelles et multi-ethniques :
    JUAN DIEZ MEDRANO

    Gestion locale et régionale des transformations
    économiques, technologiques et environnementales
    et Comités de liaison MOST :

    CARLOS S. MILANI

    Demandes de documentation sur MOST :
    CATHERINE BAUER

    Secrétaire principale :
    MARIA J. GUTIERREZ

    Mise en page et impression :
    EGOPRIM


    Les Comités de liaison nationaux MOST et les Commissions nationales pour l'UNESCO sont invités à fournir à la rédaction des informations sur les activités de leur pays dans le cadre de MOST, afin qu'elles soient publiées dans les prochaines éditions de la Lettre.

    Les ministères, ONG, centres de recherche, universités et autres agences des Nations Unies travaillant dans le cadre de ou en collaboration avec la recherche en sciences sociales peuvent adresser des informations à la rédaction pour diffusion dans cette publication.

    Cette publication est adressée aux universités, centre de recherche, agences pour le développement et agences des Nations Unies dans le monde entier. Elle paraît en anglais, espagnol et français.


  • MOST Clearing House Homepage

    To see the document in English
    Pour voir le document en Français
    Para ver el documento en Español