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Lettre de MOST No. 3
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Lettre de MOST
No. 3 - Juin 1995
également disponible en
anglais et en espagnol


Pluralisme culturel et multiculturalisme: gérer l'unité dans la diversité

Si le mot multiculturalisme apparaît de plus en plus souvent dans le discours des hommes politiques lorsqu'ils évoquent la diversité, les migrations, l'intégration et la cohésion sociales, c'est qu'ils prennent conscience que malgré le développement, la croissance économique et une régionalisation et une mondialisation de plus en plus marquées, l'"ethnicité" et les "différences culturelles" demeurent des notions essentielles dans la vie d'un grand nombre d'individus. En effet, la plupart des sociétés se caractérisent à l'heure actuelle par leur diversité en matière identitaire et relationnelle et les statistiques révèlent que seuls environ 10% des pays peuvent être considérés comme ethniquement homogènes.

Les gouvernements sont donc amenés à concevoir et à mettre en œuvre des politiques qui respectent la diversité au sein de la société ou des frontières du pays, tout en sauvegardant l'unité nationale grâce aux institutions, par la transmission de valeurs communes, telles que le sens du devoir civique et de l'allégeance à l'Etat. Une tâche complexe pour les autorités nationales, d'autant plus qu'elles doivent partager un certain nombre de responsabilités avec des instances régionales disposant d'une autonomie de décision, et qu'elles doivent également compter avec le déclin perceptible du pouvoir de l'Etat-nation.

Des formes pacifiques et démocratiques de cohabitation existent dans un certain nombre de pays, comme par exemple la Suisse, la Suède, le Canada et l'Australie. Ces deux derniers se sont efforcés de satisfaire les revendications identitaires en se dotant d'un modèle politique basé sur le multiculturalisme. Le multiculturalisme implique non seulement de reconnaître l'existence de la diversité ethnique et de garantir aux individus les droits leur permettant de garder leur culture, mais il doit également leur faciliter l'accès, la participation et l'adhésion aux principes constitutionnels et aux valeurs communes propres à leur société. Selon les partisans du multiculturalisme, une politique qui reconnaît les droits des individus et des groupes tout en les intégrant pleinement dans la société profite, au-delà des individus, à la société tout entière, car elle limite les risques de conflits sociaux liés aux inégalités, tout en favorisant la réconciliation entre diversité culturelle et cohésion sociale.

Outre ce modèle multiculturel de gestion de la diversité en vigueur au Canada et en Australie (avec toutefois des différences significatives entre les deux pays), il en existe deux autres types. Le premier, dont la France offre un exemple représentatif, ne reconnaît pas l'existence, dans ses frontières, de minorités nationales ou linguistiques. La nationalité est déterminée par le droit du sol et par le concept civique de citoyenneté. Les citoyens français, quelle que soit leur origine ethnique, jouissent des mêmes droits civiques, culturels et linguistiques, à titre individuel, mais pas à titre collectif en tant que groupes minoritaires. Cette réponse intégrationniste à la question de la diversité utilise la non-reconnaissance des groupes minoritaires comme un moyen de préserver l'unité de l'Etat et la cohésion sociétale. La France a dans l'ensemble réussi à intégrer ses populations immigrées, mais leur nombre allant croissant, l'Etat français éprouve quelques difficultés à assurer une gestion démocratique de cette diversité.

Le second modèle, fondé sur le nom le droit du sang, trouve son illustration en Allemagne et au Japon. Dans ces pays, la citoyenneté est déterminée par le sang, c'est-à-dire par l'origine ethnique, ce qui interdit à tout individu d'une origine autre l'accès à la citoyenneté allemande ou japonaise. Un changement important est intervenu récemment en Allemagne avec l'adoption d'une réforme, donnant aux immigrés turcs installés dans le pays depuis plus de trois générations la possibilité d'obtenir la nationalité allemande.

La gestion de la diversité par les autorités nationales varie donc considérablement d'un pays à l'autre. Récemment, le Sommet mondial pour le développement social reconnaissait qu'il était important de trouver des solutions acceptables d'un point de vue politique, économique et social, afin d'améliorer la cohésion et l'intégration sociales au sein des sociétés. La recherche a ici un rôle déterminant à jouer, d'une part en améliorant la qualité de l'évaluation des politiques sociales existantes, et d'autre part en produisant les connaissances nécessaires à l'élaboration de politiques d'intégration sociale propres à sauvegarder l'unité dans la diversité tant au niveau national que régional, ce dernier jouant un rôle de plus en plus important. N.A.


Développement thématique: Migrations et diversité en Asie du sud-est

La Conférence régionale de MOST pour l'Asie, qui s'est tenue du 21 au 25 novembre 1994 à Bangkok en Thaïlande (voir la Lettre de MOST n° 2), a abouti à un consensus l'unanimité quant à la nécessité de renforcer la coopération régionale en vue d'élaborer des politiques sociales et économiques qui apportent une réponse aux conséquences engendrées par l'accroissement des mouvements migratoires dans de nombreux pays d'Asie.

La région Asie a vécu des transformations radicales au cours des vingt dernières années. La rapidité et l'ampleur de ces changements, qui ont affecté les domaines économique, démographique, politique et social, sont sans précédent dans l'histoire du monde. L'accroissement considérable des mouvements migratoires (internes aussi bien qu'internationaux) en représente l'un des aspects essentiels. A l'intérieur des nations, les mouvements de population d'une région à l'autre et des zones rurales vers les zones urbaines ont atteint une telle envergure que des groupes ethno-linguistiques et culturels différents, qui étaient auparavant très régionalisés, se trouvent à présent réunis.

Entre les nations, ces mouvements, qui ont commencé très modestement dès les premières années d'indépendance après la colonisation européenne, sont devenus beaucoup plus importants et complexes à partir des années 70. Les groupes migratoires sont plus variés que jamais et se caractérisent par des critères socio-économiques et ethno-linguisitiques, ainsi qu'en fonction de l'âge et du sexe des individus qui les composent.

L'Asie est une région vaste et complexe, composée de nations dont la diversité ethnique est plus ou moins importante. Certaines, comme le Japon, sont relativement homogènes, alors que d'autres, comme l'Indonésie, sont d'une grande diversité avec plus de deux cents groupes ethno-linguistiques distincts et une représentation importante des grandes religions du monde. Cependant, même dans des nations comme l'Indonésie, chaque groupe avait autrefois tendance à demeurer dans un secteur géographique donné. L'Asie a vécu au cours de son histoire de vastes mouvements migratoires liés à la colonisation, mais jusqu'à il y a vingt ans elle se composait encore principalement d'un assemblage de régions et sous-régions relativement homogènes du point de vue ethnique. Avec les nouveaux flux migratoires, les schémas ethno-culturels ont subi des modifications considérables, tant au niveau national que régional.

Les différences existant entre pays et régions en matière de croissance démographique et de développement économique ont une influence déterminante sur les mouvements migratoires. Alors que, d'une région et d'un pays à l'autre, l'écart entre l'offre et la demande d'emploi s'est creusé, parallèlement, la durée et le coût des déplacements ont diminué et la circulation de l'information a connu une croissance exponentielle. En conséquence, les marchés du travail couvrent désormais des secteurs géographiques beaucoup plus étendus qu'auparavant et le bassin de recrutement des régions les plus prospères s'en trouve élargi d'autant. Mais il existe d'autres mouvements migratoires que ceux lié à l'emploi. Des millions d'individus ont en effet été contraints à se déplacer - qu'ils soient réfugiés ou demandeurs d'asile - pour cause d'instabilité politique, de conflit armé, de persécutions à l'encontre de minorités ou de catastrophes naturelles.

Quelle que soit la cause du mouvement migratoire initial, celui-ci ne représente souvent que le premier maillon d'une chaîne, les suivants étant généralement liés au regroupement familial. Tout grand flux migratoire comporte en général un certain nombre de sous-catégories : migrants temporaires et permanents ; travailleurs déclarés ou clandestins ; personnel très qualifié; épouses, enfants, parents et autres membres de la famille ; migrants de retour au pays ou migrants itinérants, etc. Les décideurs ont beau tenter d'identifier clairement ces différents groupes, ils n'y parviennent pas toujours, car les membres de différentes catégories peuvent faire partie de la même chaîne migratoire ou passer d'une catégorie à l'autre au gré des circonstances.

L'émergence d'une "industrie de la migration" vient encore compliquer les choses : un nombre considérable d'intermédiaires de toutes sortes - animés entre autres par des motivations commerciales - organisent et facilitent la migration en s'appuyant sur des réseaux transnationaux complexes, qui échappent souvent au contrôle des autorités nationales. Dans des cas extrêmes, ces "agents de la migration" vont jusqu'à se livrer au trafic de migrants clandestins et à l'exploitation des femmes en les recrutant dans le cadre d'agences matrimoniales illégales ou pour l'industrie du sexe.

Les flux migratoires des pays d'Asie, malgré leur grande diversité (chacun ayant des origines, des caractéristiques et des conséquences qui lui sont propres), semblent toutefois pouvoir se rattacher à quelques grands systèmes migratoires connus (voir Skeldon, 1992 ; Stahl, 1993 ; Castles et Miller, 1993) :

  • migration des pays asiatiques vers l'Europe occidentale, l'Amérique du nord et l'Australie ;
  • migration vers le Golfe persique dans le cadre de contrats de travail avec les pays producteurs de pétrole ;
  • migration liée à l'emploi, au sein même de l'Asie et en particulier à partir de régions moins développées vers des économies à l'industrialisation récente;
  • mobilité de personnel très qualifié ;
  • mouvements d'étudiants ;
  • mouvements de réfugiés et de demandeurs d'asile.

Chacun de ces systèmes migratoires représente des millions de personnes. Les flux migratoires entre pays sont généralement liés à d'autres types de relations, telles que le colonialisme, la présence militaire, les relations politiques et commerciales, les investissements ou la pénétration culturelle. A son début, chaque flux relève d'un type de migration donné, qu'il s'agisse d'une migration spontanée pour recherche d'emploi ou consécutive à l'obtention d'un contrat de travail. D'autres types de migration viennent ensuite alimenter ce flux, comme le regroupement familial, les mouvements de demandeurs d'asile ou l'installation d'une colonie permanente. Cette tendance à la diversification des phénomènes migratoires reflète le fait que la migration est un processus social qui développe sa propre dynamique. Celle-ci dépend non seulement du contexte général des relations entre sociétés, mais également des interactions particulières entre familles et communautés.

Dans de nombreux pays du sud-est asiatique, les migrations récentes ont eu pour conséquence une augmentation sans précédent de la diversité ethno-culturelle. Alors que certains pays apparaissent principalement comme des pays d'émigration (les Philippines et l'Indonésie, par exemple), ou d'immigration (Singapour, l'Australie et le Japon), d'autres se caractérisent par les deux à la fois (la Malaisie, la Thaïlande, Hong Kong) ; d'autres enfin sont passés rapidement d'un statut de pays d'émigration à celui de pays d'immigration (République de Corée , Taïwan).

Dans des pays tels que l'Indonésie, la Malaisie, la Chine, les Philippines, la République de Corée, Singapour, Taïwan et l'Australie, la migration et la diversité ethno-culturelle apparaissent comme des facteurs déterminants de changement social et politique. Pourtant, cet état de fait n'est pas encore suffisamment pris en compte par les décideurs et les chercheurs (à la différence des pays d'Amérique du nord et d'Europe, ainsi que de l'Australie, qui ont une tradition d'immigration plus ancienne et consacrent de nombreuses recherches et débats publics aux effets de l'immigration sur la société). Dans la région du sud-est asiatique, la compréhension des phénomènes migratoires fait encore souvent défaut aux décideurs et les chercheurs en sciences sociales n'ont pas encore eu la possibilité d'effectuer les recherches et les analyses nécessaires pour produire les connaissances plus précises qui aideraient à la formulation des politiques. Cet état de fait découle en partie de la conception qui prévaut en matière de migration dans la région, et qui se caractérise par le "mythe du temporaire", c'est-à-dire la croyance selon laquelle la plupart des migrations sont motivées par des considérations économiques à court terme, n'impliquant donc pas une installation définitive. En conséquence, chercheurs et décideurs institutionnels se sont consacrés en priorité aux questions liées au marché du travail et à la régulation des flux migratoires. Il existe pourtant des signes manifestes révélant, dans de nombreux endroits, une tendance à l'installation permanente des migrants, ce qui aura à long terme des conséquences décisives pour les sociétés situées aux deux extrémités de la chaîne migratoire.

Il est donc essentiel de créer un nouveau réseau international de recherche interdisciplinaire dans le sud-est asiatique, à partir des liens informels qui existent déjà, et d'appliquer des approches méthodologiques et théoriques novatrices à l'études des migrations aux niveaux national et international, afin d'améliorer sensiblement les connaissances qualitatives et quantitatives sur les migrations et la diversité ethno-culturelle de la région. Une telle entreprise contribuerait également à faire progresser les sciences sociales d'un point de vue analytique et théorique et à améliorer les compétences de la recherche en sciences sociales, ainsi que les dispositifs de formation. Les résultats de la recherche pourraient être utilisés pour formuler des options permettant une montée en qualité des politiques de gestion des migrations et de la diversité ethnique et constitueraient un fonds documentaire précieux pour les décideurs de la région.
Stephen Castles (Directeur, Centre d'études multiculturelles Université de Wollongong N.S.W., Australie) & N.A.


Conférence mondiale sur la diversité culturelle

(Sydney, Australie, 26-28 avril 1995)

La Conférence mondiale sur la diversité culturelle a été une manifestation exceptionnelle qui a réuni 1000 participants en provenance de plus de 50 pays ; les discours d'ouverture ont été prononcés par le Secrétaire général de l'ONU et le Premier ministre australien, Paul Keating et le discours de clôture par le Directeur général de l'UNESCO. Y ont participé également plusieurs ministres de différents pays et le Vice-Président de l'Afrique du sud, M. Mbeki.

Le programme MOST a été sollicité afin de participer à cette Conférence et en organiser le suivi. Un numéro de la série des Contributions thématiques de MOST intitulé "Multiculturalisme : des politiques publiques pour gérer la diversité" a été préparé pour l'occasion et mille exemplaires en ont été distribués sur place .

Chacune des trois journées était consacrée à un grand thème : "La diversité culturelle : du local au mondial"; "Rétablir l'équilibre : lutter pour se faire entendre"; "Préparer l'avenir : construire la cohésion dans des sociétés diverses". Chaque thème était discuté en séance plénière et lors d'ateliers. Un grand nombre de questions ont été abordées au cours des débats : la diversité culturelle au niveau mondial et en particulier au sein du système des Nations-Unies ; l'influence des média et des marchés ; les types de migrations et les politiques qui en découlent ; les politiques en matière de santé et de protection sociale; les politiques linguistiques ; l'industrie et l'emploi ; les droits de l'homme et la participation des communautés culturelles et ethniques ; la réforme des institutions en faveur du multiculturalisme ; la gestion de la diversité urbaine ; la gestion de la diversité culturelle au niveau de l'entreprise et de la main d'œuvre ; sans oublier les problèmes spécifiques aux populations indigènes (Aborigènes et habitants des îles du détroit de Torrès) auxquels les débats ont accordé une grande place.

Même s'il reste des lacunes à combler et un long chemin à parcourir, l'Australie a beaucoup progressé en un quart de siècle : l'"Australie blanche" d'alors dispose à présent d'une politique multiculturelle (ce n'est qu'en 1967 que les Aborigènes se virent reconnaître certains droits ; les premiers véritables débats et études sur le multiculturalisme eurent lieu en 72-73, inspirés par l'exemple du Canada où le débat avait commencé en 1963, suivi en 1971 par l'institution d'une politique de multiculturalisme par Trudeau. Mais ce n'est qu'en 1993 que le gouvernement actuel parvint à faire voter une loi abrogeant la législation Terra Nullius qui datait du XVIIIème siècle et stipulait que lors de la découverte de l'Australie par les Britanniques, le pays n'appartenait à personne et que, par conséquent, les nouveaux arrivants pouvaient se l'approprier dans sa totalité).

Les facteurs structurels qui sous-tendent la politique multiculturelle sont les suivants : premièrement, 42% des habitants sont nés à l'étranger ou l'un de leurs parents est né à l'étranger, donc le meilleur moyen d'assurer la cohésion sociétale est de reconnaître leurs spécificités culturelles ; deuxièmement, le pays étant situé dans une région particulièrement dynamique et prospère, sa situation à venir et le bien-être de sa population dépendent de sa capacité à s'intégrer pleinement à cette région. La politique de l'"Australie blanche" ayant fait son temps, la reconnaissance officielle du multiculturalisme fait preuve de l'engagement du pays envers la démocratie et les droits de l'homme, et également de son intelligence et de sa clairvoyance.

La reconnaissance de l'identité et des droits culturels des communautés d'immigrants et les mesures visant à les conforter, à faciliter leur participation à la vie politique et à les aider a obtenir leur juste part des ressources économiques et sociales du pays (les écoles publiques proposent des cours en quelque 100 langues ; il existe des programmes radiophoniques en 67 langues; les administrations disposent de services d'interprétation dans des dizaines de langues pour aider les immigrants qui ne parlent pas l'anglais ; un "programme pour la diversité productive" est mis en œuvre pour favoriser l'accès à de meilleures perspectives économiques, etc.) ont pour contrepartie l'exigence de loyauté envers la Constitution et la nation australiennes, l'anglais comme seule langue officielle, l'engagement envers la démocratie, la primauté des droits des individus et l'égalité entre les sexes.


Sydney, Australie: Créer l'unité dans la diversité


Tous les problèmes ne sont pas résolus pour autant ; certains sont même persistants, comme ceux liés aux relations entre les Aborigènes et les immigrants récents (les plus anciens d'entre eux étant les Britanniques, suivis des Polonais, des Italiens, des Grecs, des Arabes, des Asiatiques, des Turcs, etc.); qui plus est, le multiculturalisme peut dégénérer et les "politiques ethniques" prendre le dessus, surtout si la crise économique et le chômage s'aggravent, ce qui pourrait menacer la cohésion sociale au lieu de la renforcer. Malgré tout, ce qui a été réalisé jusqu'à présent apparaît comme tout à fait remarquable.

Concernant le suivi de la Conférence, l'UNESCO et MOST ont été cités (dans un texte distribué le dernier jour par les organisateurs) comme ayant l'expérience et les compétences nécessaires pour y prendre une part active. Entre autres propositions figuraient : la création éventuelle d'un Institut International des Affaires Multiculturelles, l'utilisation du programme de Gestion des transformations sociales de l'UNESCO (MOST) et l'organisation d'une prochaine conférence internationale sur la diversité culturelle. Dans le cadre de ce suivi, MOST doit élaborer un projet de recherche régional sur les principales questions abordées lors de la réunion, analyser et évaluer les politiques existantes en matière de diversité culturelle dans différentes régions, et enfin diffuser ces informations au niveau international. A.K.


Vient de paraître :

"A la recherche de nouvelles stratégies de développement : enjeu du Sommet social" par Ignacy Sachs. MOST documents de politiques sociales, n° 1(pour l'obtenir, écrivez au Secrétariat de MOST, UNESCO)

Numéro spécial de la

Revue Internationale de Sciences Sociales , 143, mars 1995 "Mesurer et évaluer le développement". Adressez vos commandes à :Journals Marketing Manager,Blackwell Publishers, 108Cowley Road Oxford OX41JF, England

Corrigendum :

Lettre de MOST n° 2, page 7. Lire "l'ex-République yougoslave de Macédoine" au lieu de "la République de Macédoine".


MOST au niveau national

Nouvelles des Comités de Liaison de MOST

Le 9 mars, le Gouvernement de la Lettonie a constitué, par l'intermédiaire de sa Commission nationale pour l'UNESCO, un comité de liaison de MOST. Les membres de ce comité proviennent du Conseil letton de la science, des Instituts d'économie et de philosophie de l'Académie lettone de la science, de l'Institut de mathématiques et des sciences de l'information de l'Université lettone et du département de programmation du bureau de l'architecte en chef de Riga. Grâce à ce comité, de nombreuses activités relevant de MOST vont certainement se développer en Lettonie et dans les pays avoisinants.

Le comité de liaison français organise deux journées de réflexion sur le thème III de MOST : la gestion locale et régionale des transformations technologiques, économiques et environnementales. Les discussions porteront sur l'étude des différentes approches mises en œuvre au niveau local pour répondre au changement global, en faisant notamment le point sur l'état de la recherche dans ce domaine, grâce à des études de cas présentées par des chercheurs de différents pays.

A l'initiative du Comité de liaison néerlandais et avec la collaboration du FLACSO de Costa Rica, un colloque sera organisé au Costa Rica début 1996 sur le thème : "Initiatives locales contre les inégalités, la pauvreté et la discrimination".

Le Comité de liaison australien a organisé la Consultation sous-régionale de MOST pour le Pacifique, qui s'est tenue à Sydney (Australie), les 28 et 29 avril 1995 (voir plus loin, Sommaire des réunions écoulées).


Sommaire des réunions écoulées

Tromsö
Norvège, 30-31 mars 1995

Organisée par l'Université de Tromsö en collaboration avec la Commission nationale norvégienne pour l'UNESCO, cette rencontre était consacrée au thème de MOST : "gestion locale et régionale des transformations économiques, technologiques et environnementales". Les participants, des chercheurs des pays nordiques, de la Fédération de Russie et du Canada, étaient invités à s'exprimer sur les priorités de recherche et les stratégies à mettre en œuvre dans les régions nordiques.

Une cohérence d'ensemble s'est dégagée des interventions et des discussions, les thèmes abordés tournant principalement autour d'une question-clé en matière de recherche et de politiques - qui préoccupe autant les chercheurs en sciences sociales que les scientifiques de la région -, à savoir : Quelles sont les conditions d'un développement viable dans l'Arctique ? Cette problématique inclut d'autres questions : Quelles sont les perspectives de développement pour les peuples qui forment les communautés arctiques? Les caractéristiques culturelles de ces communautés sont-elles mises en péril par la société internationale ? La notion de développement viable peut-elle être utilisée comme un outil d'analyse pour appréhender et comprendre les relations entre nature, société, économie, technologie et culture, qui déterminent les conditions du développement de cette région ? Quel est le rôle des pêcheries dans le développement régional et dans quelle mesure les politiques publiques sont-elles "assujetties" à ces pêcheries ? Quel rôle jouent les populations indigènes dans la promotion et la protection d'un "développement viable" ? La convergence des points de vue exprimés par les participants sur des sujets d'intérêt commun pour les pays du cercle arctique confirme la nécessité d'un engagement commun afin de développer, à l'échelon régional, un projet de recherche interdisciplinaire, utile aux décideurs. Que l'Université de Tromsö et la Commission nationale norvégienne soient ici remerciées d'avoir pris l'initiative de cette rencontre. N.A.


Réunion consultation sous-régionale des Etats du Pacifique
Sydney, Australie, 28-29 avril 1995

Organisée par la Commission nationale australienne et par le Comité de liaison de MOST, cette réunion a rassemblé des experts et des décideurs des pays suivants : Australie, Ile Fidji, Nauru et Nioué, Nouvelle-Zélande, Samoa, les îles Salomon, Papouasie Nouvelle Guinée, Tonga, les îles Kiribati et Vanuatu. Les débats ont porté sur des domaines prioritaires en matière de recherche et de politiques dans les pays du Pacifique, ainsi que sur le renforcement des capacités et la mise en réseau des équipes.

Les questions abordées ont été en grande partie déterminées par la configuration géographique de cette région composée d'un grand nombre d'îles éloignées les unes des autres. Il existe déjà un certain nombre d'activités de recherche et de réseaux, ainsi qu'un établissement d'enseignement supérieur réputé : l'Université du Pacifique sud, à Suva (Fidji). Cependant, pour les Etats insulaires de cette région, la priorité est à l'établissement de réseaux de recherche et de formation coordonnés et bénéficiant d'un soutien à long terme.

Dans le domaine de la recherche et des politiques, les questions les plus importantes sont les mouvements de population, ainsi que la diversité ethnique et culturelle et l'urbanisation qui résultent de ces mouvements. A l'intérieur des pays, les mouvements migratoires provoquent des concentrations de population sur une île, suivies d'une urbanisation anarchique et des problèmes sociaux qui en résultent, tels que mauvaises conditions de logement, squats et délinquance. Les mouvements de population entre les pays de la région sont souvent dus à la migration économique et au tourisme. Ces flux migratoires ont des conséquences sociales, économiques et culturelles sur les sociétés traditionnelles du Pacifique.

Concernant le suivi de cette rencontre, MOST a décidé de financer, début 1996, une étude régionale qui sera menée par l'Université régionale du Pacifique sud, vraisemblablement sous la direction du Pr. Epeli Haul´ofn. Cette étude aura pour objectif d'évaluer l'état de la recherche et des moyens en sciences sociales, afin de jeter les bases d'un futur réseau MOST pour la formation et la recherche dans le Pacifique. Ce réseau pourrait être créé lors de la réunion sous-régionale sur les mouvements de population et les questions relatives au tourisme, qui doit avoir lieu en 1996 à Suva, Fidji.

La Commission nationale australienne pour l'UNESCO rédige actuellement le rapport final de cette réunion. N.A.


Réunion régionale d'Amérique Latine
Buenos Aires (Argentine), 28-31 mars 1995

Une centaine de chercheurs en sciences sociales d'Amérique centrale et du sud ont participé à cette rencontre à laquelle le pays-hôte a accordé un soutien financier très généreux. La Conférence a été ouverte par le chef de l'Etat, le Président Carlos Menem, accompagné de son Ministre de la culture et de l'éducation. Le secrétaire d'Etat pour le développement social, le Dr. Eduardo Amadeo a participé à une séance consacrée au suivi du Sommet mondial pour le développement social. Les débats étaient conduits par le vice-Président du Conseil intergouvernemental de MOST, le Pr. Torcuato di Tella. D'autres Etats-membres de ce Conseil étaient également représentés, le Costa Rica, la Colombie, le Mexique et le Brésil, par des membres du personnel de leur ambassade à Buenos Aires, et le Chili, en la personne du Pr. Raul Urzua qui était venu de Santiago pour l'occasion. La Faculté latino-américaine des sciences sociales (FLACSO) et le Conseil latino-américain des sciences sociales (CLACSO) ont pris une part active à la préparation de cette conférence.

Concernant les questions multi-culturelles et multi-ethniques, l'accent a été mis sur les problèmes liés aux populations indigènes - comment leur favoriser l'accès et la participation au processus du développement et quelles sont les dimensions constitutionnelles et institutionnelles qui permettent l'intégration sociale tout en respectant la diversité culturelle. La démarche préconisée dans ce domaine a été celle de la recherche pratique, les populations étudiées participant à la recherche. Sur le thème des villes, priorité a été donnée aux questions suivantes : l'économie urbaine ; la citoyenneté et la société civile dans les villes ; la gouvernance démocratique et le développement social dans les villes. Les débats sur la globalisation et sur les articulations global/local ont quant à eux mis en évidence le rôle nouveau de l'Etat face aux défis engendrés par les transformations mondiales ; les effets de la mondialisation sur l'emploi et l'organisation du travail ; les tensions qui se produisent au niveau national et enfin les efforts de démocratisation résultant de tendances contradictoires à l'hétérogénéité (mouvements identitaires, sectes religieuses, nationalismes exacerbés) et à l'homogénéisation économique et technologique.

Enfin, la Conférence de Buenos Aires a discuté de la mise en œuvre du suivi - en Amérique latine - du Sommet de Copenhague sur le développement social. MOST est bien placé pour fournir aux gouvernements de la région les outils conceptuels et méthodologiques ainsi que les données qui leur serviront à contrôler et à évaluer les politiques de développement social dans leurs pays respectifs. Deux grands projets internationaux verront le jour suite à cette Conférence : l'un d'eux sera présenté par FLACSO et associera cinq ou six pays membres du réseau. Son caractère intergouvernemental et universitaire font de FLACSO un partenaire tout désigné pour MOST. A.K.


Extraction du Borax, province de Jujuy, Argentine, 3800 mètres d'altitude


Congrès international des villes salubres et écologiques
Madrid, 22-25 mars 1995

Décidée à l'issue du colloque de Roskilde qui s'est tenu au moment du Sommet mondial pour le développement social (voir la Lettre de MOST n° 2, mars 1995), cette rencontre a été organisée par l'Ayuntamiento de Madrid, l'OMS, l'OCDE et la Fondation européenne pour l'amélioration des conditions de vie et de travail. Elle a consisté en partie à étudier comment l'UNESCO et MOST- dans le cadre de la gestion des transformations sociales dans les villes - pourraient s'associer au projet de l'OMS sur les villes salubres, l'EFILWC. Une collaboration au niveau des institutions et entres les programmes s'avèrerait particulièrement profitable pour définir les actions nécessaires à l'amélioration de la qualité de la vie dans les villes. C.S.J.


Annonce :

Les 33 Etats-membres du Conseil intergouvernemental du programme MOST se réuniront au siège de l'UNESCO à Paris, du 3 au 7 juillet 1995

Le Conseil intergouvernemental de MOST : Algérie, Allemagne, Argentine, Bangladesh, Brésil, Bulgarie, Cameroun, Chili, Chine, Colombie, Costa Rica, Egypte, France, Ghana, République de Guinée, Inde, Italie, Japon, Madagascar, Mexique, Pakistan, Pays-Bas, Philippines, Pologne, Fédération de Russie, Suède, Suisse, Thaïlande, Togo, Tunisie, Yémen, Zambie, Zimbabwe.

Président : Mohammed M. EL GAWHARY (Egypte);
Vice-Présidents : T. DI TELLA (Argentine), N. GENOV (Bulgarie), P. DE SENARCLENS (Suisse), K. TONGDHAMACHART (Thaïlande), M.A. HERMASSI (Tunisie), D. CHIMANIKIRE (Zimbabwe);
Rapporteur : M. ZIOLKOWSKI (Pologne)


Le Comité Directeur scientifique du Programme se réunira du 29 juin au 3 juillet 1995 à Paris.

Liste des membres :
Prof. Elvi Whittaker, Président (Canada);
Prof. Norbert Lechner, Vice-Président (Chili);
Prof. Narifumi M. Tachimoto, Vice-Président (Japon);
Prof. Yoginder K. Alagh (Inde);
Prof. Maurice Aymard (France);
Prof. Arnlaug Leira (Norvège);
Prof. Antoni Kuklinski (Pologne);
Mr. Davinder Lambas (Kenya);
Prof. Licia Valladares (Brésil)

Membre ex-officio du CDS :
Prof. Mohammed M. EL-GAWHARY,
Président du Conseil intergouvernemental de MOST


Les nouvelles technologies de l'information et le centre d'échange d'informations de MOST

De nouvelles infrastructures industrielles d'information sont en cours d'apparition ; elles ont été définies comme un "entrelacs illimité de réseaux de communication, d'ordinateurs, de bases de données et d'électronique grand public, qui rend accessible à l'utilisateur, par simple pianotage, une somme considérable d'informations." Les dangers de cette "révolution numérique" sont généralement connus, nous nous contenterons donc ici d'en donner deux exemples. Le premier concerne l'absence d'un système efficace de régulation de l'information sur le réseau Internet. Les mécanismes habituels de révision par des pairs, à titre de validation des travaux effectués, semblant insuffisants, quelles répercussions cela peut-il entraîner sur les pratiques de production du savoir ? Il est à penser que l'incertitude quant aux droits de propriété intellectuelle pourrait inciter à la rétention d'information ; que des informations erronées pourraient conduire sur une fausse piste entraînant le gaspillage de ressources déjà limitées ; que le "filtrage" de l'information pour la nettoyer de toute surcharge pourrait s'avérer coûteux, freinant ainsi la créativité au lieu de la stimuler. Le deuxième exemple concerne le problème de l'"alphabétisation" technique. Ceux qui éprouvent des difficultés d'ordre politique, économique ou social à maîtriser la nouvelle "culture technique Internet" pourraient, dans le meilleur des cas, être tentés de considérer l'accès à cette masse d'informations comme un but à atteindre et, dans le pire des cas, comme l'expression d'une forme d'impérialisme culturel.

Le Centre d'échange d'informations est un projet de gestion de l'information lancé dans le cadre du renforcement des capacités pour MOST. Il est conçu en vue de fournir les informations, les techniques analytiques et les outils d'aide à la prise de décision nécessaires afin de relier savoir et action. Il met actuellement au point un prototype destiné à montrer aux décideurs, chercheurs et professionnels de l'information concernés par MOST, comment les usagers peuvent se servir d'Internet pour recueillir, traiter et utiliser l'information. Ce prototype a un double objectif : le premier est de donner à toutes les personnes concernées par MOST l'opportunité d'appréhender en direct les problèmes de contrôle qualité qu'il faut aborder et traiter lors de la construction d'un système de gestion de l'information, sachant que celle-ci va être diffusée dans le monde entier et doit apporter un soutien actif à la prise de décision ; le second permettra, grâce à l'installation du prototype dans différents contextes et différentes régions du monde, de repérer les obstacles à l'acquisition d'une "culture Internet" et de les surmonter grâce à des programmes d'éducation et de formation appropriés. Notre méthode s'intitule "prototype interactif": les technologies ne sont pas seules à déterminer les pratiques de travail, celles-ci, à leur tour, forment les technologies. Cette démarche de "prototype interactif" implique la mise en place de ce processus d'ajustement, afin de construire le système de manière dynamique, en intégrant aux projets les demandes des utilisateurs.

Dans une prochaine édition, La Lettre de MOST annoncera à quelle date le Centre d'échange d'informations sera disponible sur Internet.

Bill Turner
Karl Van Meter
CERESI, 1 Place Aristide Briand
92190 Meudon


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Vous voulez trouver un institut de recherche en sciences sociales en Bulgarie? Un centre du Burkina Faso spécialisé dans les problèmes urbains? Une revue sur l'ethnicité ou la démocratie ? Vous effectuez des recherches sur des questions relatives au multiculturalisme ou au pluralisme culturel?

La banque de données DARE de l'UNESCO vous donnera toutes ces informations et bien d'autres encore, puisqu'elle contient 11000 références concernant des instituts de recherche et de formation en sciences sociales, des spécialistes, des services de documentation et d'information, des revues et enfin des centres de recherche et d'information sur les droits de l'homme, la paix et le droit international. Cette banque de données est facile d'accès, il suffit de se connecter au serveur ECHO de la Commission européenne de la manière suivante par :

  • Réseau de transmission par paquets NUA 0270448112
  • Vidéotex via votre service vidéotex national (France 3619 ECHO)
  • Internet Telnet.echo.lu

Pour ceux qui ont accès à un lecteur de CD-ROM, il est également possible de se procurer le CD-ROM UNESCO qui contient l'intégralité de la banque de données DARE, ainsi que la "Bibliographie des Documents et Publications de l'UNESCO", le "Thésaurus UNESCO", et beaucoup d'autres bases de données thématiques. ("Bases de données UNESCO sur CD-ROM" , Editions de l'Unesco, 1100FF). Des tirages papier peuvent également être adressées sur demande. La dernière édition de l'"Annuaire provisoire des Institutions de sciences sociales en Europe centrale et orientale, 1995" est également disponible sur disquette.

Contacter :
Madame C. Bauer,
UNESCO SHS/DC1 rue Miollis, 75732 Paris Cedex 15, France
E-mail : c.bauer@unesco.org


La Revue Internationale des Sciences Sociales

Les lecteurs de la Lettre de MOST découvriront de nombreux domaines d'intérêt dans la Revue internationale des sciences sociales, revue trimestrielle publiée par l'Unesco en six langues (anglais, français, espagnol, russe, arabe et chinois). Il s'agit d'une revue thématique, qui a pour objectif de rapprocher les communautés de chercheurs appartenant à différentes disciplines des sciences sociales dans toutes les régions du monde. L'un de ses principaux objectifs est de diffuser auprès du grand public les informations, résultats des recherches et débats, qui sont déjà largement connus des milieux spécialisés. Elle propose souvent les informations les plus récentes dans différentes disciplines ou sur certains thèmes. On trouvera dans les prochains numéros :
  • 144 - juin 1995 - "L'organisation des relations internationales 50 ans après la Charte des Nations-Unies" (rédacteur invité Gene Lyons)
  • 145 - septembre 1995 - "Valeurs fondamentales selon les nations" (rédacteur invité Mattei Dogan)
  • 146 - décembre 1995 - "Opinion publique et comportement électoral" (rédacteur invité Fred Turner)

Information

Pour toute information sur les conditions d'abonnement et demande de spécimens, s'adresser aux adresses suivantes en fonction de la langue souhaitée :

  • Edition anglaise : Journals marketing Manager, Blackwell Publishers, 108 Cowley Road, Oxford OX41JF (England)
  • Edition française : Revue internationale des sciences sociales (ISSN 0304-3037) Editions Erès, 19 rue Gustave Courbet, 31400 Toulouse (France)
  • Edition chinoise : GuÓji shehui kexue zazhi, Pékin (Chine)
  • Edition espagnole : Revista internacional de Ciencias Sociales Centre UNESCO de Catalunya, Mallorca 285, principal, 08037 Barcelona (Espagne)
  • Edition arabe : Al-Majala al-Dawlyya lil 'Ulum al-Ijtima 'iyya UNESCO Publications Centre, 1, Talat Harb Street, Le Caire (Egypte)
  • Edition russe : Mezhdunarodnyi zhurnal sotsniatnikh nauk, Institute of Universal History, Russian Academy of Sciences, Leninsky Prospekt 32A, 1173 4, Moscou (Fédération de Russie).


Secrétariat de MOST :
UNESCO, 1 rue Miollis, 75732 Paris Cedex 15, France

Secrétaire exécutif et Directeur de la Lettre de MOST :
Ali Kazancigil

Rédacteur en chef et thème des sociétés multiculturelles et multiethniques :
N. Auriat
E-mail : n.auriat@unesco.org

Mise en page et impression :EGOPRIM
Illustrations : F. Bonjean
Photos : Munshi Ahmed (Asiaweek) F. Gohier (Explorer)

Les groupes de liaison nationaux de MOST et les Commissions nationales pour l'UNESCO sont invités à fournir à la rédaction des informations sur les activités de leur pays dans le cadre de MOST, afin qu'elles soient publiées dans les prochaines éditions de cette lettre.

Les ministères, ONG, centres de recherche, universités et autres agences des Nations-Unies travaillant avec le monde de la recherche en sciences sociales ou apportant leur soutien à des projets de recherche pertinents pour l'élaboration des politiques, peuvent envoyer à la rédaction des informations pour diffusion dans cette publication.

Cette publication est adressée aux universités, centres de recherche, agences pour le développement et agences des Nations-Unies dans le monde entier.

Publication trimestrielle en anglais, espagnol et français.


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